Ce n’est pas très facile de retourner sur terre ; non que l’Italie ait eu comme un avant goût du paradis, non que l’insouciance connaturelle de toute atmosphère de vacances ait rangé au grenier les soucis de la vie quotidienne ; mais nous avions décidé de vivre une semaine sans internet, sans télévision, sans radio, sans journaux, juste un téléphone pour rester en contact, si nécessaire avec la famille.
Certes, les échanges que nous eûmes avec les amis milanais n’ont pas évité les sujets émergents : les impôts sur les classes moyennes plus élevés que chez nous, l’économie souterraine entre les mains de la mafia, les retraites moins bien assurées ; et cependant un peuple qui semble vivre pas trop mal, peut-être mieux que nous (grâce à des cellules familiales toujours très vives) ; des services commerciaux qui proposent toute sorte de produits en abondance et ce avec une hygiène et une propreté ignorée dans l’hexagone (il est vrai que nous sommes dans le Nord et près de la Suisse), mais de toute façon les Français ont la réputation d’être sales, et surtout, en Italie comme partout dans le monde, arrogants, méprisants et prétentieux.
Alors soudain, on traverse le tunnel du Fréjus (au tarif exorbitant de 35 € !),et hop, on retrouve la France, doux pays de notre enfance. Qu’y trouve-t-on ? Le scandale des bleus qui se payent comme cadeau d’anniversaire une cover girl siliconée (quel manque de goût ) à plus de mille € (un mois de SMIC) la passe ; la faillite de la Grèce, et le souverain qui vole à son secours après avoir convaincu Angela que c’était quand même une bonne affaire de renflouer le gouvernement hellène en lui prêtant à 5% de l’argent emprunté à 2% ; et la marée noire de la Louisiane qui nous indique de façon tragique comment avec le pétrole on joue avec le feu ; et l’aveuglement de l’un et aussi des autres sur le dossier des retraites …
On aurait bien besoin qu’un nouveau Turc débarquât en France, pour y dépeindre, comme le fit La Bruyère, les mœurs et caractères de notre temps.
Certes, les échanges que nous eûmes avec les amis milanais n’ont pas évité les sujets émergents : les impôts sur les classes moyennes plus élevés que chez nous, l’économie souterraine entre les mains de la mafia, les retraites moins bien assurées ; et cependant un peuple qui semble vivre pas trop mal, peut-être mieux que nous (grâce à des cellules familiales toujours très vives) ; des services commerciaux qui proposent toute sorte de produits en abondance et ce avec une hygiène et une propreté ignorée dans l’hexagone (il est vrai que nous sommes dans le Nord et près de la Suisse), mais de toute façon les Français ont la réputation d’être sales, et surtout, en Italie comme partout dans le monde, arrogants, méprisants et prétentieux.
Alors soudain, on traverse le tunnel du Fréjus (au tarif exorbitant de 35 € !),et hop, on retrouve la France, doux pays de notre enfance. Qu’y trouve-t-on ? Le scandale des bleus qui se payent comme cadeau d’anniversaire une cover girl siliconée (quel manque de goût ) à plus de mille € (un mois de SMIC) la passe ; la faillite de la Grèce, et le souverain qui vole à son secours après avoir convaincu Angela que c’était quand même une bonne affaire de renflouer le gouvernement hellène en lui prêtant à 5% de l’argent emprunté à 2% ; et la marée noire de la Louisiane qui nous indique de façon tragique comment avec le pétrole on joue avec le feu ; et l’aveuglement de l’un et aussi des autres sur le dossier des retraites …
On aurait bien besoin qu’un nouveau Turc débarquât en France, pour y dépeindre, comme le fit La Bruyère, les mœurs et caractères de notre temps.
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