Samedi 8 mai : pas beaucoup de flonflons pour le 65° anniversaire de la victoire en 1945 ; la presse préfère consacrer ses principaux titres à la Grèce ou au Royaume Uni, ou encore à l’Allemagne dans les efforts qu’elle consent pour aider un voisin. Bien sûr tout ça c’est l’Europe, pacifiée et exempte de bruits de sabre, mais en guerre avec elle-même dans les soubresauts dont les « marchés » perturbent la quiétude.
Le souverain quant à lui, s’est rendu en Alsace pour honorer les « malgré eux » enrôlés de force dans l’armée allemande, fustiger Pétain le traître, louer l’identité alsacienne. Chirac avait déjà condamné, en 2003, le régime de Vichy, à maintes reprises, tandis que le Général refusait de considérer la responsabilité de la France dans la collaboration ; Mitterrand avait choisi l’ambiguïté : bien sûr condamner Vichy, mais conserver des relations amicales avec Bousquet et déposer chaque année une gerbe sur la tombe du vainqueur de Verdun. Alors comment faire original ?
C’est Jospin qui lui a donné une idée ; on se souviendra que en juin 2007, le premier ministre avait réhabilité les mutins fusillés de la guerre de 14 ; c’est aux « malgré eux » de 40 que l’on s’est aujourd’hui intéressé ; ceux qui ne voulaient pas faire la guerre, ceux qui l’ont faite contre leur gré. Le sujet est trop grave pour qu’on en glose, mais cet anniversaire aurait certainement mérité, en ces temps incertains, une plus grande hauteur de vue.
Enfin, pour 2011, le thème est tout trouvé ; c’est l’ami conseiller Alain Minc qui vient de le découvrir ; dans un entretien à France info, il vient de déclarer que « les dépenses de santé des (très) vieux sont un luxe » ; l’eugénisme est de retour, les vieux au cercueil, la sécu sera sauvée ; et si on avait appliqué cette règle en 1940, Pétain qui avait déjà 84 ans n’aurait pas eu l’occasion de trahir la France. Guaino, vite un discours la dessus !
Le souverain quant à lui, s’est rendu en Alsace pour honorer les « malgré eux » enrôlés de force dans l’armée allemande, fustiger Pétain le traître, louer l’identité alsacienne. Chirac avait déjà condamné, en 2003, le régime de Vichy, à maintes reprises, tandis que le Général refusait de considérer la responsabilité de la France dans la collaboration ; Mitterrand avait choisi l’ambiguïté : bien sûr condamner Vichy, mais conserver des relations amicales avec Bousquet et déposer chaque année une gerbe sur la tombe du vainqueur de Verdun. Alors comment faire original ?
C’est Jospin qui lui a donné une idée ; on se souviendra que en juin 2007, le premier ministre avait réhabilité les mutins fusillés de la guerre de 14 ; c’est aux « malgré eux » de 40 que l’on s’est aujourd’hui intéressé ; ceux qui ne voulaient pas faire la guerre, ceux qui l’ont faite contre leur gré. Le sujet est trop grave pour qu’on en glose, mais cet anniversaire aurait certainement mérité, en ces temps incertains, une plus grande hauteur de vue.
Enfin, pour 2011, le thème est tout trouvé ; c’est l’ami conseiller Alain Minc qui vient de le découvrir ; dans un entretien à France info, il vient de déclarer que « les dépenses de santé des (très) vieux sont un luxe » ; l’eugénisme est de retour, les vieux au cercueil, la sécu sera sauvée ; et si on avait appliqué cette règle en 1940, Pétain qui avait déjà 84 ans n’aurait pas eu l’occasion de trahir la France. Guaino, vite un discours la dessus !
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