Lundi 22 mars : le cow boy solitaire a encore une fois tiré plus vite que son ombre ; il fallait tenir compte du vote des Français ? Dès aujourdhui c’est fait : XD, naguère protégé de Carla ? Viré ! (Tiens, Carla aurait-elle perdu de son influence sur le souverain ?) ; Chirac est au Zenith dans les sondages, et rit sans (oui, sans) sa barbe ? On fait entrer un chiraquien ; Villepin veut créer son mouvement , Hop, un villepiniste au gouvernement ; l’ouverture à gauche, « ça commence à bien faire » ? ; et voilà un centriste qui entre. Et le tout, tout de suite ; car il écoute les Français notre souverain.
C’est pas comme les autres qui font de la politique politicienne ; la politique on le sait c’est l’art de gérer la société ( polis, en grec = la ville) ; relève du politicien ce qui concerne non pas la ville, mais les hommes qui en font commerce. Lui, ce qui l’intéresse c’est la vie des Français, et non pas celle de ceux qui n’ont qu’un souci, aller à la soupe.
Alors qu’ils fassent grève demain autant qu’il leur plaira, moi je travaille, je réforme, je légifère ( on délégifèrera en 2011) ; les hommes du gouvernement ? C’est quoi ça ? Sur mon échiquier une pièce est une pièce et c'est moi qui les tiens.
lundi 22 mars 2010
dimanche 21 mars 2010
Au jour le jour/ Dimanche 21 mars / Tout est relatif
Dimanche 21 mars : c’est vrai en politique comme ailleurs, tout est relatif, la victoire de la gauche comme la défaite de la droite ; mais relatif ne veut pas dire insignifiant. Si l’on accorde quelque crédit à l’expression électorale, et si l’on veut bien considérer que les suffrages exprimés comptent plus que les abstentions, alors il faut bien reconnaître que ce soir il y a un gagnant et un perdant.
Que l’expression populaire au sujet des élections régionales ait une portée nationale, cela n’a même pas besoin d’être débattu, tant il existe de faits et dispositifs qui le prouvent ; et puis cette confirmation qui vient d’un sondage post-électoral : 71% des Français souhaitent que le gouvernement infléchisse sa politique et son style, contre 25% d’une opinion inverse ; ce qui signifie également que une part non négligeable de ceux qui ont voté pour la droite pensent qu’il faut tenir compte du vote de gauche.
Mais c’est là que les choses se compliquent. On a vu les ténors sarkosiens rester dans le flou et la contradiction à ce sujet ; car si la volonté politique existe, c’est bien celle du souverain et de lui seul ; on attend donc demain matin ; et ce ne serait pas la première fois qu’il prendrait ses troupes à contre-pied.
Quant à la gauche « solidaire » la voici prise au piège : ou bien le gouvernement tient compte de sa victoire et de ses analyses, et alors elle perd sa force et sa vertu d’opposition puisque satisfaction lui aurait été donnée ; ou bien rien ne change et elle doit tenir en haleine ses électeurs jusqu’en 2012 pour leur offrir quelque chance que s’avère le changement attendu.
La défaite, certes, mais aussi la victoire est relative ; relative à ce que l’on peut en faire ; et semble-t-il la victoire sera plus difficile à gérer que la défaite ; il y faudra beaucoup de talent.
Que l’expression populaire au sujet des élections régionales ait une portée nationale, cela n’a même pas besoin d’être débattu, tant il existe de faits et dispositifs qui le prouvent ; et puis cette confirmation qui vient d’un sondage post-électoral : 71% des Français souhaitent que le gouvernement infléchisse sa politique et son style, contre 25% d’une opinion inverse ; ce qui signifie également que une part non négligeable de ceux qui ont voté pour la droite pensent qu’il faut tenir compte du vote de gauche.
Mais c’est là que les choses se compliquent. On a vu les ténors sarkosiens rester dans le flou et la contradiction à ce sujet ; car si la volonté politique existe, c’est bien celle du souverain et de lui seul ; on attend donc demain matin ; et ce ne serait pas la première fois qu’il prendrait ses troupes à contre-pied.
Quant à la gauche « solidaire » la voici prise au piège : ou bien le gouvernement tient compte de sa victoire et de ses analyses, et alors elle perd sa force et sa vertu d’opposition puisque satisfaction lui aurait été donnée ; ou bien rien ne change et elle doit tenir en haleine ses électeurs jusqu’en 2012 pour leur offrir quelque chance que s’avère le changement attendu.
La défaite, certes, mais aussi la victoire est relative ; relative à ce que l’on peut en faire ; et semble-t-il la victoire sera plus difficile à gérer que la défaite ; il y faudra beaucoup de talent.
samedi 20 mars 2010
Au jour le jour/ Samedi 20 mars / L'ordre doit être respecté
Samedi 20 mars : mardi 9 mars : aux usines Schrader, équipementier automobile à Pontarlier, le souverain rencontre les employés ; la plupart peu désireux de le saluer prennent une journée de RTT ; l’une d’entre eux cependant, bravant la situation, reste au travail et quand passe le souverain, refuse de lui serrer la main ; elle est sanctionnée par le directeur pour … impolitesse. (Source : L’Est républicain)
Dimanche 14 mars au matin : c’est jour de marché dans ce petit chef lieu de canton du Quercy ; été comme hiver, le chaland se presse ; les places de parking sont rares ; de tout temps on se gare en bord de route ; mais ce jour là la maréchaussée a sorti ses carnets à souche et verbalise à qui mieux mieux ; l’ordre doit être respecté.
Vendredi 19 mars : après l’attentat attribué à l’ETA, qui a coûté la vie à un gendarme (notons que personne n’a relevé que si les gilets pare-balles étaient mieux conçus, cet homme serait toujours en vie …) on diffuse des images de vidéosurveillance enregistrées dans un hypermarché à Dammarie-les-lys en Seine et Marne ; on y voit cinq hommes faisant leurs courses ensemble ; la police y reconnaît formellement les auteurs de l’attentat ; ce n’étaient que des pompiers espagnols en vacances hexagonales.
Hier encore, Le Parisien aujourd’hui en France révèle qu’une note interne émanant de la préfecture de police de Paris, fixe des quotas à respecter pour les PV ; par exemple un quota de 17.000 PV pour stationnement gênant dans la capitale. Le syndicat Unité police précise également que cette frénésie répressive touche la plupart des villes du Grand Sud, au détriment de la prévention.
Voici quelque temps déjà que la machine répressive est lancée et qu’elle tourne à plein régime ; et les hommes sont tels, comme d’ailleurs le montrent ces détestables expériences sur la violence, à la télé, que rien ne semble pouvoir l’arrêter dans sa course infernale.
Mais quand on déjeune avec le diable, dit la sagesse populaire, il vaut mieux avoir une fourchette à long manche ; ce ne semble pas le cas ; et la sanction-répression pourrait bien demain tomber sur celui qui poussa les feux à la machine.
Dimanche 14 mars au matin : c’est jour de marché dans ce petit chef lieu de canton du Quercy ; été comme hiver, le chaland se presse ; les places de parking sont rares ; de tout temps on se gare en bord de route ; mais ce jour là la maréchaussée a sorti ses carnets à souche et verbalise à qui mieux mieux ; l’ordre doit être respecté.
Vendredi 19 mars : après l’attentat attribué à l’ETA, qui a coûté la vie à un gendarme (notons que personne n’a relevé que si les gilets pare-balles étaient mieux conçus, cet homme serait toujours en vie …) on diffuse des images de vidéosurveillance enregistrées dans un hypermarché à Dammarie-les-lys en Seine et Marne ; on y voit cinq hommes faisant leurs courses ensemble ; la police y reconnaît formellement les auteurs de l’attentat ; ce n’étaient que des pompiers espagnols en vacances hexagonales.
Hier encore, Le Parisien aujourd’hui en France révèle qu’une note interne émanant de la préfecture de police de Paris, fixe des quotas à respecter pour les PV ; par exemple un quota de 17.000 PV pour stationnement gênant dans la capitale. Le syndicat Unité police précise également que cette frénésie répressive touche la plupart des villes du Grand Sud, au détriment de la prévention.
Voici quelque temps déjà que la machine répressive est lancée et qu’elle tourne à plein régime ; et les hommes sont tels, comme d’ailleurs le montrent ces détestables expériences sur la violence, à la télé, que rien ne semble pouvoir l’arrêter dans sa course infernale.
Mais quand on déjeune avec le diable, dit la sagesse populaire, il vaut mieux avoir une fourchette à long manche ; ce ne semble pas le cas ; et la sanction-répression pourrait bien demain tomber sur celui qui poussa les feux à la machine.
vendredi 19 mars 2010
Au jour le jour/Vendredi 19 mars / ça déménage
Vendredi 19 mars : ça déménage : Corinne Le Page vient de quitter le MODEM et son prophète François Bayrou, pour rejoindre Europe écologie de Dany le rouge devenu vert ; de son côté Hervé de Charrette, l’un des fondateurs de l’UMP, ancien ministre d’Alain Juppé, qui avait quitté l’UMP en 2009 pour rejoindre le Nouveau centre, aujourd’hui plaide pour le schisme et se prononce pour un nouveau Nouveau centre, ( "A droite tout le mal vient du parti monocorde")projet dont il a d’ailleurs entretenu François Bayrou (Source : Le Monde, 20 mars)
Le « Nini » du Béarnais, ni droite, ni gauche, ça fait aussi penser à cette histoire racontée en roulant les R : « Le Centre : de Gauche à Droite, de Droite à Gauche, et droit au but ». Car au but, il y est allé, je veux dire au mur. Hervé, lui, dit : « De Droite au Centre ! » et à François : « Viens avec moi !». François n’ira pas, car il en vient.
Alors qu’y faire ? Hervé de Charrette ouvre une piste : « La gauche, dit-il, apporte une réponse audible à ses électeurs ». Entendons donc ainsi la nouvelle formule : « De Droite au Centre, du Centre à Gauche, et droit au but ». Déjà Eric le traître semblait de nouveau incliner à gauche ; et apparemment il y en aurait d’autres.
Je suggère à Martine d’ouvrir au sein du PS, un secteur de transfuges et immigrés, un lieu d’accueil en somme pour ces SPF (Sans Parti Fixe) qui ayant tout abandonné ont tout perdu ; ce serait sa façon de rendre au souverain la monnaie de son ouverture.
Le « Nini » du Béarnais, ni droite, ni gauche, ça fait aussi penser à cette histoire racontée en roulant les R : « Le Centre : de Gauche à Droite, de Droite à Gauche, et droit au but ». Car au but, il y est allé, je veux dire au mur. Hervé, lui, dit : « De Droite au Centre ! » et à François : « Viens avec moi !». François n’ira pas, car il en vient.
Alors qu’y faire ? Hervé de Charrette ouvre une piste : « La gauche, dit-il, apporte une réponse audible à ses électeurs ». Entendons donc ainsi la nouvelle formule : « De Droite au Centre, du Centre à Gauche, et droit au but ». Déjà Eric le traître semblait de nouveau incliner à gauche ; et apparemment il y en aurait d’autres.
Je suggère à Martine d’ouvrir au sein du PS, un secteur de transfuges et immigrés, un lieu d’accueil en somme pour ces SPF (Sans Parti Fixe) qui ayant tout abandonné ont tout perdu ; ce serait sa façon de rendre au souverain la monnaie de son ouverture.
jeudi 18 mars 2010
Au jour le jour/ Jeudi 18 mars / Qui trop embrasse ...
Jeudi 18 mars : on n’avait jamais vu autant d’engagement national pour de régionales élections : Martine Aubry et François Fillon sillonnent la France ; XB roule à bride abattue sur les routes entre Pornic et Nantes, et cela d’ailleurs sans coup férir puisque son 144 km/h certifié par la maréchaussée n’a même pas été verbalisé (Source : JDD). On eût aimé savoir ce qu'il serait advenu si le contrevenant s’était appelé Soumaré.
Cela étant, de toute cette agitation le souverain manifestement se désintéresse. Loin de ce tohu-bohu il va près du peuple qui souffre. Aujourd’hui il va montrer sa compassion et son intérêt pour l’environnement en Vendée naufragée, demain il promet mille vengeances et sévérités envers ceux qui prennent les gendarmes pour cible ; le cœur d’un côté, le baston de l’autre. Message à peine crypté : écolos je vous aime ; lepenistes je porte le flambeau de vos amours. Cependant, électeurs faites vos jeux, ce n’est pas mon problème ; moi j’ai été élu pour cinq ans.
Dans cette tourmente que le souverain observe du haut de sa grandeur, François le petit, dans son désir de se hisser au niveau de son maître, commet la boulette du jour : il promet le baston à ceux qui ont tué un policier à Epernay et assure la famille de sa compassion. Le problème est qu’il n’y a pas de policer tué à Epernay.
Même le Front national s’en émeut et Marine dénonce le cynisme de nos dirigeants ; cependant que Martine juge le procédé "effrayant". On risque de tout perdre en voulant trop gagner, et qui trop embrasse ...
Cela étant, de toute cette agitation le souverain manifestement se désintéresse. Loin de ce tohu-bohu il va près du peuple qui souffre. Aujourd’hui il va montrer sa compassion et son intérêt pour l’environnement en Vendée naufragée, demain il promet mille vengeances et sévérités envers ceux qui prennent les gendarmes pour cible ; le cœur d’un côté, le baston de l’autre. Message à peine crypté : écolos je vous aime ; lepenistes je porte le flambeau de vos amours. Cependant, électeurs faites vos jeux, ce n’est pas mon problème ; moi j’ai été élu pour cinq ans.
Dans cette tourmente que le souverain observe du haut de sa grandeur, François le petit, dans son désir de se hisser au niveau de son maître, commet la boulette du jour : il promet le baston à ceux qui ont tué un policier à Epernay et assure la famille de sa compassion. Le problème est qu’il n’y a pas de policer tué à Epernay.
Même le Front national s’en émeut et Marine dénonce le cynisme de nos dirigeants ; cependant que Martine juge le procédé "effrayant". On risque de tout perdre en voulant trop gagner, et qui trop embrasse ...
mercredi 17 mars 2010
Au jour le jour/ Mercredi 17 mars / Carla, elle aussi ?
Mercredi 17 mars : on vous l’avait dit dès avant-hier, et bien ça y est, ça pète au MP. C’est Claude Goasguen qui a commencé, il a souligné le ridicule de ceux (enfin celui) qui prétendent que les élections régionales ne concernent pas la France, mais seulement la Corse, l’Alsace ou Midi-Pyrénées … et que la mauvaise gestion des régions de gauche serait responsable de l’abstention.
Puis Juppé en a remis une couche « Il va falloir méditer sur la désaffection dont la majorité fait l’objet » ; et même « une réflexion désormais s’impose sur le rythme des réformes » mais aussi « sur la fiscalité. » Perben quant à lui réserve ses critiques sur la faiblesse de la stratégie électorale. Dallier, sénateur MP, martèle « qu’il faut vraiment être sourd pour seriner qu’il n’y a pas eu de vote sanction ». Domergue, député MP, estime que « par son style, le Chef de l’Etat a créé des doutes sur sa personne ». Et Rachida :"Il faut revenir aux fondamentaux" ; là, message crypté : le Fouquet's, Dior, le bling-bling et moi ? (Source : La Dépêche du Midi, 17 mars)
Et même François Fillon, grand maître des cérémonies de l’entre deux tours, se contente de stigmatiser « ceux qui formulent des critiques, car ils ne sont pas des caractères bien trempés », se gardant bien de désapprouver quant au fond. En voilà un qui s’applique déjà à ménager la chèvre et le chou, et qui en profite pour, mine de rien, en envoyer une à XB.
Mais le plus insidieux des messages critiques, c’est cette image, ce gros plan, paru dans un journal régional de ce jour, où l’on voit le souverain tête contre tête avec une championne de karaté qui prend un air de consolatrice mater dolorosa ; oui, Nicolas Sarkosy et Chantal Jouanno ; même Carla donc, elle aussi, suggère le journal.
Puis Juppé en a remis une couche « Il va falloir méditer sur la désaffection dont la majorité fait l’objet » ; et même « une réflexion désormais s’impose sur le rythme des réformes » mais aussi « sur la fiscalité. » Perben quant à lui réserve ses critiques sur la faiblesse de la stratégie électorale. Dallier, sénateur MP, martèle « qu’il faut vraiment être sourd pour seriner qu’il n’y a pas eu de vote sanction ». Domergue, député MP, estime que « par son style, le Chef de l’Etat a créé des doutes sur sa personne ». Et Rachida :"Il faut revenir aux fondamentaux" ; là, message crypté : le Fouquet's, Dior, le bling-bling et moi ? (Source : La Dépêche du Midi, 17 mars)
Et même François Fillon, grand maître des cérémonies de l’entre deux tours, se contente de stigmatiser « ceux qui formulent des critiques, car ils ne sont pas des caractères bien trempés », se gardant bien de désapprouver quant au fond. En voilà un qui s’applique déjà à ménager la chèvre et le chou, et qui en profite pour, mine de rien, en envoyer une à XB.
Mais le plus insidieux des messages critiques, c’est cette image, ce gros plan, paru dans un journal régional de ce jour, où l’on voit le souverain tête contre tête avec une championne de karaté qui prend un air de consolatrice mater dolorosa ; oui, Nicolas Sarkosy et Chantal Jouanno ; même Carla donc, elle aussi, suggère le journal.
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