Mercredi 31 mars : « le style c’est l’homme » et là tout est dans le geste ; le geste est ample, tour à tour menaçant, familier, didactique, étonné, compatissant, mais toujours immodeste et souverain ; ici on félicite Obama pour l’assurance santé aux States, non sans faire remarquer que nous, on l’a fait il y a 50 ans (en réalité c’est plus de 60, mais passons, on le mettra au compte, malgré tout d’un zeste de modestie) ; certes on ne montre plus ses Rolex, mais on passe la main dans le dos de l’ami Barak et on se fait complaisamment filmer, Carla caressant le dos de Chouchou ; puis on condamne vivement les attentats en Russie (les islamistes kamikazes caucasiens seront bien avisés désormais de faire profil bas ; merci Sarko, dira Poutine) ; on tance XD, XB, Chantal et Rachida ; l’essentiel, geste à l’appui, est d’occuper le devant de la scène.
Rachida, ai-je dit ? Mais oui, il vient de la punir ; elle aurait tenu des propos déplaisants au premier soir des régionales ; alors au premier tour de manivelle la machine à rancœur a démarré : on lui a aussitôt supprimé la 607 de fonction dont elle disposait avec chauffeur et quatre gardes du corps ; il faut dire qu’elle bénéficiait d’un régime de faveur, ces avantages sont accordés pendant 6 mois aux ministres déchus et 6 mois ça fait fin décembre 2009 ; la pauvre elle va devoir se contenter de la Laguna que mettra à sa disposition la mairie du VII°. (Sources : Le Canard, Libé, Europe 1)
Car dans le geste souverain, le moteur premier est le caprice ; le plus souvent il se fait retoquer, par le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat, ou même par les siens ; comme pour la taxe carbone, la burqa, les heures sup, le bouclier fiscal, ou même semble-t-il la suppression du juge d’instruction…
Peu importe, seul compte l’avenir, car c’est là que réside le destin de la France ; je vous le promets et je m’y engage, l’avenir est devant nous. Mais, en politique, les promesses, on le sait, n’engagent que ceux qui les gobent.
Rachida, ai-je dit ? Mais oui, il vient de la punir ; elle aurait tenu des propos déplaisants au premier soir des régionales ; alors au premier tour de manivelle la machine à rancœur a démarré : on lui a aussitôt supprimé la 607 de fonction dont elle disposait avec chauffeur et quatre gardes du corps ; il faut dire qu’elle bénéficiait d’un régime de faveur, ces avantages sont accordés pendant 6 mois aux ministres déchus et 6 mois ça fait fin décembre 2009 ; la pauvre elle va devoir se contenter de la Laguna que mettra à sa disposition la mairie du VII°. (Sources : Le Canard, Libé, Europe 1)
Car dans le geste souverain, le moteur premier est le caprice ; le plus souvent il se fait retoquer, par le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat, ou même par les siens ; comme pour la taxe carbone, la burqa, les heures sup, le bouclier fiscal, ou même semble-t-il la suppression du juge d’instruction…
Peu importe, seul compte l’avenir, car c’est là que réside le destin de la France ; je vous le promets et je m’y engage, l’avenir est devant nous. Mais, en politique, les promesses, on le sait, n’engagent que ceux qui les gobent.